Un potager dans la ville

L'agriculture urbaine a d'abord fait sourire, voire ricaner, mais c'était du temps où les fraises arrivaient directement par avion et se mangeaient en hiver, sans états d'âme. Depuis quelques années, architectes, sociologues urbains viennent en appui d’un projet urbain novateur et environnemental : construire de fermes urbaines sur la cinquième façade des immeubles. Focus sur les potagers sur les toits.

Des projets initiés en Amérique du Nord

Les fermes urbaines ont d'abord envahi les toits canadiens et new-yorkais. Depuis 1995, par exemple, des serres situées sur le magasin Eli Zabar à Manhattan récupèrent la chaleur de la boulangerie du dessous et approvisionnent directement en légumes le rayon primeur du supermarché. Sky Vegetables en Californie installe des cultures sur les centres commerciaux de la région. Lufa Fram au Canada a lancé en 2009, près de 3 000 m2 de cultures sur les toits d'un immeuble tertiaire et distribue plus de 3 000 paniers chaque semaine. Et la France dans tout ça ?

Si l’hexagone a commencé par végétaliser les façades de ses bâtiments, les nouveaux projets de constructions urbaines proposent désormais ces solutions « urbano agri-environnementales ». De la construction isolée d’un immeuble aux grands appels à projets de type « Réinventer Paris »,  les potagers urbains sont désormais mis en avant. Et ça marche !

Produire local

Au delà d’une mode, le local répond à une véritable question environnementale. Pourquoi aller acheter quelque chose qui vient de loin alors que l’on peut le produire localement, en l’occurrence, au-dessus de nos têtes ? En plus d’une sacrée économie sur l’empreinte carbonne, produire sur le toits des immeubles apporte bien des avantages. 

Le premier relève de l’architecture du projet en lui même. Une construction végétalisée, tant sur les cotés que sur son sommet est une construction mieux protégée du chaud en été et du froid en hiver. On économise donc en énérgie.

Autre intérêt non-négligeable : l’aspect social et sociétal du potager sur le toit est avéré. Les habitants de l’immeuble se retrouvent autour d’un projet commun. La socialisation dans les ensembles collectifs semblerait donc de retour…

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